Le coin du Toubib !

 

 

Dans chaque numéro du bulletin d'information départemental,

notre médecin fédéral,

Pascal DE FLEURIAN, nous fait part de ses articles.

Cette rubrique lui est dédiée : quelques conseils de notre médecin !

 

Si vous avez des questions pour notre médecin, nous lui ferons suivre -

écrivez à : vaucluse@ffrandonnee.fr


ÉPINE CALCANÉENNE ET APONÉVROSITE PLANTAIRE

Si beaucoup d’entre vous ont déjà entendu parler d’épine calcanéenne, beaucoup moins connaissent l’aponévrosite (ou fasciite) plantaire, alors qu’elles sont intimement liées, quand elles sont symptomatiques. Si ces deux pathologies, en soi, ne sont pas graves, elles peuvent hélas devenir rapidement assez gênantes  et pénibles pour éloigner « longtemps » les randonneurs  hors des sentiers. C’est pour cela que nous allons en parler plus longuement. Définissons d’abord un peu ces deux termes (avec le schéma ci-contre, vous visualiserez mieux ces éléments):

 

* l’épine calcanéenne (ou épine de Lenoir) est due à un dépôt de calcium qui provoque une protubérance osseuse sur la face inférieure de l’os du talon (calcanéum) et peut s’étendre vers l’avant jusqu’à 1 cm.

 

* l’aponévrosite plantaire est une blessure au niveau de la voûte plantaire causée par un étirement ou une rupture du fascia plantaire qui est la membrane fibreuse qui va du calcanéum   jusqu’à la base des orteils. Cette membrane constitue en quelque sorte le plancher du pied.

 

Bien qu’on puisse avoir une épine calcanéenne sans symptôme et une aponévrosite plantaire sans épine, les deux font souvent la paire et c’est pour cela que nous allons les étudier ensemble.

 

Les causes :

 

* anomalies de la marche exerçant une contrainte excessive sur le calcanéum, les ligaments, les tendons et les nerfs de la région,

 

* course à pied, marche rapide surtout sur des surfaces dures,

 

* chaussures mal ajustées ou très usées qui n’ont pas le soutien approprié de la voûte plantaire,

 

* excès de poids et obésité

 

*l’âge qui diminue la flexibilité du fascia plantaire et amincit le coussinet de protection du talon,

 

* la station debout prolongée,

* pieds plats et pieds creux.

Les symptômes :

 

* douleur sous le talon d’intensité variable, qui peut irradier au  niveau de la face interne du pied.

 

* cette douleur peut-être ressentie le matin dès le réveil et s’estomper ou non dans la journée.

 

* cette douleur est aggravée par la marche ou la course, la station debout prolongée, pouvant devenir chronique, invalidante allant jusqu’à « faire boiter ».

 

* Bien se  rappeler que l’épine calcanéenne n’est pas la cause de la douleur, mais que celle-ci vient de l’inflammation du fascia et des tissus mous qui se développe au point de formation de l’épine.

Le traitement :

 

Il faut avoir en tête que celui-ci va souvent être long et va nécessiter d’associer plusieurs techniques. La première chose à faire est l’arrêt de l’activité physique source de la douleur dès le début des douleurs. Après il faut envisager rapidement l’association de plusieurs traitements, car aucun n’est assez efficace seul pour résoudre le problème :

 

* prise d’anti-inflammatoires par voie orale 10 à 15 jours, si vous les supportez.

 

* plonger vos pieds dans un seau à glace quelques minutes quotidiennement.

 

* traitements locaux à base de gel anti-inflammatoire, d’acupuncture ou de mésothérapie, avec une efficacité faible car la couche des parties molles est trop épaisse.

 

* kinésithérapie qui permettra d’améliorer la situation avec applications d’ultra-sons et de manœuvres  d’étirement de la voûte plantaire.

 

* les semelles orthopédiques sont toujours utiles, comportant un matériel amortisseur, avec pour objectif la correction d’une anomalie de cambrure et une exclusion de l’appui.

 

* les infiltrations de cortisone qui constituent un des traitements les plus efficaces.

 

* les ondes de choc à raison de 6 à 8 séances pratiquées chez un kiné spécialisé ou un médecin du sport, avec un assez bon résultat quand tout le reste a été insuffisant.

 

* les injections de PRP (plasma riche en plaquettes) avec de bons résultats.

* Et seulement en ultime recours, après 9 à 12 mois sans résultat, la chirurgie peut être proposée.  Celle-ci consiste à détacher l’aponévrose plantaire au niveau du calcanéum et diminuer ainsi la tension et donc la douleur. Elle donne de très bons résultats mais peut avoir des séquelles avec un affaissement de la cambrure du pied, une modification des appuis qui la font déconseiller chez les sportifs en activité.

Vous l’aurez donc compris, la meilleure option est d’associer ces différentes techniques et  d’être patient, très patient. Vouloir reprendre son activité physique trop tôt avec une douleur toujours présente ne fera que  faire traîner ce problème… un peu plus longtemps avec un risque d’aggravation vers une possible déchirure de l’aponévrose plantaire. Et là, les sentiers vont s’éloigner pour... longtemps.

 


ASTHME ET SPORT

A la demande de certains, je vais vous parler d’asthme et de sport. Pour bien comprendre la complexité de cette équation, je vais devoir vous faire un petit rappel sur ce qu’est l’asthme.

Qu’est-ce que l’asthme :

L’asthme est une maladie inflammatoire chronique des bronches qui se traduit par des crises d’essoufflement, une toux, une respiration sifflante, une gêne respiratoire qui peuvent mettre la vie des malades en danger.

En France environ 1000 personnes meurent d’asthme tous les ans.

Pourquoi la crise d’asthme survient :

Lorsque les bronches enflammées sont agressées par  des facteurs extérieurs ( effort physique, froid, fumée de cigarette ou pollution, allergènes etc…), elles réagissent en se contractant et en produisant du mucus gênant le passage de l’air dans les bronches.

Qui est touché :

L’asthme provient de l’association d’une prédisposition génétique à l’allergie et de facteurs environnementaux. Cela représente dans la population :

- 10 % des enfants

- et 5 % des adultes.

La fréquence augmente dans tous les pays comme celle de l’allergie avec une plus forte augmentation dans les pays industrialisés où le nombre a doublé ces 15 dernières années.

 

Quelles sont les causes de cette augmentation :

- le changement de mode de vie, de consommation, d’alimentation,

- la pollution (domestique, atmosphérique et industrielle,

- le tabagisme de plus en plus jeune,

- le nombre d’animaux domestiques,

- et les logements  de mieux en mieux isolés, moins ventilés favorisant l’humidité et l’exposition aux acariens.

 

Qui traiter :

Même en l’absence de symptômes, une personne asthmatique garde toujours une grande sensibilité au niveau bronchique. Ce n’est pas pour autant que tout le monde va avoir un traitement de fond.

Les personnes ayant un asthme intermittent avec des crises très peu fréquentes n’ont pas besoin de traitement de fond.

En revanche, tous les autres doivent bénéficier de ce traitement qui luttera à la fois sur  l’inflammation avec des corticoïdes inhalés et sur le rétrécissement des bronches avec un  bronchodilatateur inhalé d’action lente.

 

Maintenant ces rappels effectués, abordons notre sujet : ASTHME ET SPORT.

Jusque dans les années 80 le sport était  contre-indiqué chez l’enfant asthmatique et  autorisé du bout des lèvres chez l’adulte. Cela semblait logique, puisque l’effort physique peut-être un facteur déclenchant de la crise d’asthme.

De nos jours, c’est l’inverse, car de nombreuses études ont montré que l’activité physique permet de repousser le seuil d’apparition de l’asthme induit par l’exercice, en diminuant les effets néfastes de la bronchoconstriction, en améliorant la forme physique et en augmentant le niveau de tolérance à l’effort.

Ce n’est pas pour autant qu’un asthmatique peut se mettre à pratiquer une activité sportive du jour au lendemain sans un minimum de précautions.

La plus importante est qu’un asthmatique  sous traitement soit bien équilibré, c’est-à-dire :

- ne plus avoir ou quasiment plus de symptômes,

- avoir un sommeil normal,

- n’avoir plus eu de consultation en urgence ou d’hospitalisation depuis au mois 3 mois,

- avoir une consommation nulle ou minimale de bronchodilatateur d’action rapide type VENTOLINE ®,

- avoir une activité physique de base sans toux ni essoufflement y compris lors d’un effort comme monter des étages.

 

 A ce moment-là et seulement à ce moment, un asthmatique sous traitement ou non, pourra se mettre au sport en respectant plusieurs impératives :

- éviter le sport à l’extérieur en cas de pollution atmosphérique ou d’air saturé en pollens,

- s’échauffer progressivement pendant plusieurs minutes, surtout quand il fait froid, le froid n’étant pas une contre-indication d’après les dernières études canadiennes,

- ne pas faire de sport , quand on a des symptômes type (fièvre, toux, etc.) ou quand on en période d’exacerbation bronchique,

- prendre une demi-heure avant l’effort une à deux bouffées d’un bronchodilatateur  d’action rapide type VENTOLINE ® et l’avoir sur soi pendant l’effort en cas de crise,

- apprendre à moduler son effort en fonction de son état.

Au fil du temps et du nombre d’heures de sport pratiquées, les asthmatiques sans traitement pourront  ne plus prendre de bronchodilatateur avant l’effort et ceux sous traitement diminuer les doses.

Si toutes ces conditions sont réunies, alors faites vous plaisir, surtout en randonnant, car même si en dehors de la plongée sous-marine, il n’y a aucun sport réellement contre-indiqué pour un asthmatique, la randonnée reste la meilleure activité à pratiquer, évidemment… !!!

 


ÉCHAUFFEMENT, ÉTIREMENTS : POURQUOI ET QUAND LES FAIRE ?

Avant d’aller plus loin, faisons un peu de sémantique avec quelques définitions :

Échauffement : mesures permettant d’obtenir un état optimal de préparation physique, psychique et motrice avant une séance de sport afin de prévenir le risque de blessure et d’améliorer la performance.

Étirements : exercices spécifiques destinés à améliorer la qualité des tissus et leur mobilité grâce à un allongement progressif de la peau, des muscles et de ses composants.

Ligament : bandelette constitué de tissu conjonctif fibreux, élastique, très résistant, reliant deux os d’une articulation.

Tendon : faisceau de tissu conjonctif fibreux, élastique, résistant qui sert à rattacher les muscles à des points d’insertion situés sur l’os.

Articulation : jonction entre deux os afin de les relier pour leurs donner plus ou moins de mobilité. Les os sont reliés entre eux par des ligaments permettant à l’articulation de bouger. Sur ces os  viennent s’insérer les tendons des muscles.

 

Pourquoi s’échauffer, s’étirer et quand le faire ?

* L’échauffement est une phase de transition entre le repos et l’effort mettant progressivement en condition l’organisme. L’un des effets principaux recherché est d’élever la température des muscles et du corps.

Pourquoi faire monter la température des muscles et du corps ?

  • Tout simplement car leur rendement maximal se situe à une température de 38-39°.
  • Pour les muscles et les tendons cela leur donne une souplesse plus importante diminuant le risque de lésions et une augmentation de la force musculaire.
  • Pour notre corps, son augmentation améliore les performances de notre système nerveux central qui commande nos muscles et nos articulations assurant une meilleure coordination au niveau des membres et un risque moindre d’entorses, luxations ou fractures.
  • La durée et l’intensité de l’échauffement dépend évidemment de l’activité physique pratiquée à l’issue. Pour une randonnée classique, un échauffement simple suffit.
  • Il n’en est pas de même pour la marche nordique qui met en jeu tout le corps pour laquelle l’échauffement doit être complet.

* Voyons maintenant la partie étirements

Il existe 2 types d’étirements :

  • les étirements dynamiques qui consistent à faire des mouvements contrôlés en augmentant progressivement la vitesse et l’amplitude. Ils préparent le muscle à l’effort en augmentant sa température
  • les étirements statiques qui consistent à mettre un ou plusieurs muscles progressivement sous tension puis à maintenir la contraction. Ils permettent de combattre l’enraidissement musculaire et favorisent le drainage et le retour veineux.

Quand les faire ?

  • une règle de base : ne jamais faire d’étirements à froid qui sont plus source de lésions musculaires que de bienfaits.
  • les étirements dynamiques, dont le but est de faire monter la température musculaire, se font en fin d’échauffement. Ils sont adaptés aux groupes de muscles  mis en œuvre dans l’activité physique pratiquée à la suite.
  • les étirements statiques peuvent être pratiqués en milieu d’activité avant une pause de plus de 15 min et surtout immédiatement à la fin de l’activité afin d’améliorer la récupération de l’organisme. Là également, ils sont adaptés aux groupes de muscles qui ont été principalement sollicités pendant l’activité physique.

En conclusion, je dirai que si l’échauffement et les étirements sont bien faits dans le cadre de la marche nordique, il n’en est pas de même dans le cadre de la randonnée classique où beaucoup d’animateurs les trouvent superflus.

A VOUS DE JUGER


COMMENT RÉAGIR FACE A UNE SITUATION MÉDICALE CRITIQUE SUR LE TERRAIN ?

Tous ceux qui mènent, encadrent un groupe de randonneurs ont, dans un coin de leur tête, cette interrogation en espérant ne pas avoir à y faire face. Pour cela, mieux vaut s’y préparer.

Tout d’abord, quelques règles de base avant d’aller un peu plus en avant avec des cas plus concrets :

  • toujours bien prévenir les randonneurs de ce qui les attend avant de démarrer,
  • savoir annuler une randonnée, même au dernier moment, quand les conditions climatiques sont défavorables, surtout avec des groupes « plutôt faibles ».
  • bien connaître son groupe
  • repérer dans le groupe, les « nouveaux », ceux qui ne randonnent pas régulièrement pour avoir « un œil sur eux » afin de les évaluer rapidement,  
  • quand quelqu’un ne semble pas « dans son assiette », ne pas hésiter à le « questionner sur un plan médical » pour savoir s’il a des problèmes, s’il prend des médicaments etc.,
  • s’adapter au rythme des plus lents pour ne pas les « mettre dans le rouge »,
  • partir du principe que les « primo-randonneurs » ont tendance  à surestimer leur capacité.

Ceci étant posé, voyons 3 situations différentes, représentatives de la difficulté du problème.

 

1/ Conduite-à-tenir  (CAT) en cas de problème traumatique

En gros, 2 cas de figure se présentent :
  • Soit il s’agit d’un traumatisme sans gravité qui permet à l’intéressé de finir le parcours à une allure réduite ou qui permet de rejoindre une route pour être évacué en voiture particulière ou VSAB après appel au 18,
  • Soit il s’agit d’un traumatisme grave ( grosse entorse, fracture des membres etc ) ou très grave (traumatisme crânien avec perte de connaissance ou coma suite à une  chute par exemple) empêchant tout déplacement et nécessitant d’emblée un appel d’urgence au 15 ou112. En attendant l’équipe de secours, effectuer les gestes de premier secours indispensables.

2/ CAT en cas de problème lié à la chaleur, problème d’actualité

  • Même un randonneur bien entraîné n’est pas à l’abri d’un coup de chaleur. Un coup de chaleur non reconnu à temps peut avoir des conséquences dramatiques, d’où la nécessité de détecter cette pathologie  dès les premiers symptômes : hyperthermie élevée souvent à plus de 39°, crampes musculaires, faiblesse, fatigue générale intense, vertiges, maux de tête, nausée, vomissement, peau chaude et desséchée, trouble du comportement.
  • Si rien n’est fait à ce stade déjà grave, l’évolution peut se faire plus ou moins rapidement vers un état confusionnel avec convulsions, perte de connaissance, coma.
  • Dès les premiers symptômes les moins graves, il est impératif d’arrêter l’intéressé, de le placer à l’ombre, de mouiller ses vêtements et de le rafraîchir constamment, de lui donner à boire, Appelez le 15 ou le 112, même si vous avez l’impression que l’intéressé récupère, car la décompensation d’un coup de chaleur peut toujours survenir.
La prévention faite en amont permet souvent d’éviter bien des problèmes :
  • adapter le parcours et le rythme de la randonnée,
  • vérifier que tout le monde porte un chapeau et des vêtements légers, aérés,
  • hydratation obligatoire avant, pendant et après. Boire toutes les  20 mn et au minimum 2 L sur la journée. Boire si possible en plus de l’eau plate un peu d’eau gazeuse pour l’apport en sel. « Une hydratation suffisante rime avec des urines claires ».

                         3/ CAT en cas de problème cardiaque

C’est  dans ce cas de figure qu’apparaît toute la difficulté de savoir s’il faut ou non arrêter l’intéressé car les symptômes sont parfois très peu parlants ou même trompeurs notamment chez les femmes, et souvent  sous-estimés par l’intéressé.

Tout problème d’essoufflement, de douleur ou gêne thoracique-abdominales, de fatigabilité anormale, d’étourdissement, de nausée, de malaise, de sensation de battements de cœur trop rapides ou trop lents ou irréguliers doivent faire penser à un problème cardiaque. Il est alors impératif d’arrêter l’intéressé pour une évaluation en fonction de ses problèmes de santé connus ou non.

Si l’intéressé n’a pas de pathologie cardiaque connue et que ses symptômes régressent rapidement à l’arrêt, une reprise à un rythme plus lent peut être envisagée. Si les symptômes ne reviennent pas poursuivre à ce rythme jusqu’à l’arrivée. Un avis médical est  plus que souhaitable dès le retour. Si les symptômes  reviennent, l’arrêt et l’appel au 15 ou 112 est impératif.

Si l’intéressé a une pathologie cardiaque connue, même si les symptômes régressent à l’arrêt, l’appel au 15 ou 112  est impératif. Toujours penser que vous pourrez être en contact avec un médecin en appelant le 15 et qu’il pourra vous guider.

Le cas de figure de la personne qui ne veut pas s’arrêter malgré l’apparition de symptômes nets ou qui les minimise, en disant qu’elle en a l’habitude par exemple, est préoccupant car difficile gérer. Si vous n’arrivez pas à la faire s’arrêter, essayez de trouver un relais qu’elle écoutera plus facilement (conjoint, amis, famille).

 

 Une dernière chose: pour pouvoir détecter les problèmes le plus tôt possible, il faut être au contact des intéressés, ce qui est difficile pour celui qui mène la randonnée. D’où la nécessité d’avoir un relais derrière qui puisse aller de l’un à l’autre, pour voir si tout va bien.

Prévenir vaut mieux que guérir !



En 2020, les Rendez-vous pédestres :

Réunion des Baliseurs

Samedi 18 janvier 2020 - AVIGNON

Réunion des Responsables Associatifs

Samedi 25 janvier 2020 - LE PONTET

Assemblée générale

Samedi 7 mars 2020 - ORANGE


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